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Communiqués de presse et tracts

Le 6 mai :
pour la liberte d'expression et contre la precarite
 

La campagne pour les élections présidentielles a permis d’avoir les idées plus claires sur les dispositions dans lesquelles se trouvent les politiques vis-à-vis des médias. Petit résumé des épisodes précédents :
François Bayrou a passé l’hiver à crier à l’injustice concernant l’intérêt que les journalistes portaient à sa candidature et à sa personne. On connaît la suite de l’histoire.
On a vu souvent les routes de membres du gouvernement se croiser avec celles de dirigeants de grands groupes de médias au point de ne plus faire qu’une seule et même voie… à sens unique. Ils y circulent sur un rouleau compresseur face auquel la liberté d’informer a du mal à faire le poids.
Les concentrations dans le secteur des médias font aujourd’hui peser de lourdes menaces non seulement sur l’information mais également sur les métiers de l’audiovisuel et de la presse.
Lorsque le Syndicat national des médias CFDT s’adresse aux présidentiables au sujet de l’audiovisuel public (communiqué du 18 avril), l’UMP et son candidat sont les seuls à ne même pas accuser réception de notre courrier. Il est des silences qui en disent long.
Dans notre secteur, on emballe la précarité des salariés sous couvert de mots racoleurs tels que « bonnes pratiques » ou « régulation ». La belle affaire quand au final le Ministère du travail encourage une intermittence toujours plus débridée.
Débridée, la faculté de se plaindre d’un grand nombre de membres de l’UMP l’est également à propos de « mauvais traitements », voire de « torture » dont ils disent être l’objet de la part de journalistes.
Précarisez, faites pression, calomniez : les salariés des médias ne l’oublieront pas.

L’audiovisuel et la presse vivent une évolution importante. Le Syndicat national des médias CFDT ne la laissera pas se produire au mépris de la qualité et de l’indépendance de l’information.

Dimanche 6 mai 2007, il faut voter. La CFDT Médias appelle ses adhérents à ne pas contribuer à la poursuite de la précarisation tous azimuts des salariés et des savoir-faire de notre secteur menée par le gouvernement actuel et à ne pas donner carte blanche à des comportements et des projets politiques irresponsables qui bafouent la liberté d’expression. C’est le minimum à attendre d’une démocratie.

 
Paris, le 3 mai 2007