L'action engagée par la CFDT, le SNJ et la CGC concernant la durée de survie de la convention collective de l'audiovisuel public (INA, France-Télévisions, Radio France et RFI) a connu son dénouement aujourd'hui.
Le tribunal a en effet jugé que la dissolution de l'Association des employeurs (AESPA) valait dénonciation et que la mise en cause derrière laquelle les employeurs se retranchaient pour se soustraire aux obligations de la convention collective se confondait avec la dénonciation.
Dans toutes les entreprises de l'audiovisuel public, les négociations sur un nouveau texte sont extrêmement difficiles, tendues, voire dans l'impasse. Le délai pour négocier qui s'achevait lundi prochain à France Télévision, en juillet pour l'INA et RFI, en novembre pour Radio France est prolongé d'au moins deux années qui seront aisément mises à profit pour parvenir à un accord.
Cette victoire sur le plan juridique va permettre à la CFDT d'encore mieux défendre les droits et les acquis des salariés de l'audiovisuel public, des droits et des acquis que les employeurs réduisaient comme peau de chagrin dans leurs dernières propositions de texte.
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