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Rencontre de l’intersyndicale à l’Elysée le mardi 12 février

 

L’intersyndicale de l’audiovisuel public a été reçue ce matin pendant 2 heures par MM. Georges-Marc Benamou (conseiller pour la culture et l’audiovisuel de N. Sarkozy), Raymond Soubie (conseiller social de M. Sarkozy) et François Perol (secrétaire général adjoint de l’Elysée), en présence d’un représentant du Ministère de la Culture, Christophe Tardieu, directeur adjoint du cabinet de Christine Albanel.

Les conseillers du Président ont longuement écouté les raisons de l’inquiétude du personnel de l’audiovisuel public après la déclaration fracassante de Nicolas Sarkozy.
Ils partagent en grande partie les interrogations qu’elle suscite même s’ils se veulent très rassurants sur le périmètre, la compensation à l’euro près, et les garanties sur le pluralisme.

Au-delà, la plus grande incertitude règne sur le modèle économique et les ressources à trouver.

La principale annonce est qu’il n’est pas dans les intentions du Président de la République d’augmenter la redevance. Or sans une augmentation progressive de la redevance, il n’y aura pas de financement pérenne.

Par contre l’État semble partager notre point de vue sur la révision des décrets Tasca et la possibilité de donner aux chaînes publiques les moyens d’avoir une activité commerciale sur le modèle de la BBC.

Sur l’activité publicitaire proprement dite, les choix ne sont pas encore faits.
Les conseillers n’excluent pas la possibilité de conserver le parrainage, la publicité institutionnelle voire la publicité pour les biens culturels.
Toujours en suspens, la question de la publicité dans les Dom Tom et dans les régions de France 3.

Enfin, la possibilité de partenariat  avec les collectivités locales et territoriales pour les émissions de programmes hors info est évoquée.

Mais l’ensemble de ces ressources additionnelles, même avec une (ou des) taxe(s) qui reste(nt) à définir, ne compenserait évidemment pas la perte des ressources publicitaires et les besoins pour les programmes de remplacement.

En conclusion, l’inquiétude est loin d’être levée et la nécessité de se faire entendre demain est impérieuse. D’autant que le déficit pourrait se  créer dès cette année en l’absence de dotation spécifique pour 2008.

 

 
Paris, le 12 février 2008