La grève du 13 février 2008 a permis une mobilisation des personnels de l’audiovisuel public sans précédent depuis le démantèlement de l’ORTF en 1974.
Toutes les entreprises étaient représentées (celles de France Télévisions et de Radio-France, mais également RFI, TV5, France 24 et l’INA). Tous les secteurs d’activités étaient là (information, programmes, production, personnels administratifs).
Les directions des entreprises ont reconnu un pourcentage de participation à la grève variant de 60 à 80 % selon les sociétés. Près du quart des effectifs de l’audiovisuel public se sont rendus à la manifestation, venant de l’ensemble du territoire.
Le 12 février 2008, l’Intersyndicale avait été reçue à l’Elysée pour relayer la colère et les préoccupations des personnels face à la remise en cause du financement et donc, du périmètre et des missions de l’audiovisuel public. Le 13 février 2008, les salariés eux-mêmes, sont venus confirmer avec force et détermination les propos de leurs représentants.
Dorénavant, le débat va s’entamer dans le cadre de la préparation de la loi qui doit être votée en juin-juillet au Parlement, sur les missions et le financement du service public de l’audiovisuel.
Le Syndicat national des médias CFDT et l’Union syndicale des journalistes CFDT prendront toute leur part dans la campagne de sensibilisation du public et des élus, tant au niveau national que régional, afin qu’un débat citoyen amène la représentation nationale à garantir un service public de qualité, financé de manière pérenne.
Le SNM CFDT n’hésitera pas à aller à contre-courant de certaines idées reçues, selon lesquelles l’augmentation de la redevance n’est pas souhaitable, voire impossible. La démagogie préélectorale ne paraît pas tenir la route face à l’absence totale de crédibilité sur les solutions alternatives présentées par l’exécutif (taxe sur les bénéfices publicitaires de la télévision privée, taxe sur les supports de communication téléphonique ou Internet).
De même, s’agissant de l’Audiovisuel public extérieur, la CFDT Médias rappelle que RFI, TV5 Monde et France 24, possèdent tous les les atouts pour faire de l’audiovisuel public extérieur français une référence internationale dans le cadre d’un projet cohérent et concerté dans son contenu.*
Merci à tous ceux qui se sont mobilisés hier. Nous espérons encore être plus nombreux, lorsqu’il faudra nous faire entendre de nouveau.
*Alors que l’Etat s’apprête à nommer un président de holding pour l’audiovisuel extérieur, le Syndicat national des médias CFDT dénonce ici l’incohérence juridique que mettent en relief deux personnalités pressenties pour ce poste et, de fait, juges et parties : Georges-Marc Benamou, rapporteur de la réforme et Alain de Pouzilhac, président du directoire de France 24.
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