Pour la 3e fois cette année, la participation massive à la manifestation et le succès sans précédent de l’appel à la grève dans l’ensemble des entreprises ont clairement démontré que l’ensemble des salariés de l’audiovisuel public rejette sans appel le projet de loi dont le débat s’est ouvert hier soir au Parlement.
Ce texte, aggravé par certains amendements, remet en cause de manière fondamentale l’indépendance et le pluralisme de l’information, les missions du service public, sa capacité à créer, produire et fabriquer des programmes de qualité.
L’insuffisance du financement public compromet la capacité du service public à répondre aux besoins de satisfaire aux exigences de pluralisme et de diversité, sans pression commerciale pesant sur l’audience.
De nombreux amendements préparés par les organisations syndicales ont été repris par plusieurs partis politiques dont les représentants étaient venus hier rencontrer les manifestants.
Le débat sera poursuivi le 9 décembre au Sénat et il faut espérer que le Parlement, dans son ensemble, ne se laissera pas guider vers la condamnation du service public de l’audiovisuel (télévision, audiovisuel extérieur, radio) à une régression programmée, voire à la disparition de certaines de ses composantes.
C’est pourquoi la CFDT Médias appuiera la mobilisation des personnels, non seulement pendant la durée des débats parlementaires, mais bien au-delà, dans la perspective de mise en place de l’entreprise commune de France Télévisions et du Groupe « Audiovisuel extérieur de la France », dont la constitution remet en cause les Conventions collectives et les accords d’entreprise, et dont le financement délibérément insuffisant compromet les missions et l’activité, donc l’emploi et l’ensemble des garanties sociales des personnels.
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